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En réaction aux croisements désordonnés (voir historique), une Société des Eleveurs est créée à Vannes en 1884 . Elle établit un standard de race dans lequel la livrée Pie Noir est considérée comme caractéristique de la race « afin de l’éloigner des croisements qui menacent le bétail breton ».
La race prend alors le nom de Bretonne Pie Noir.
Un Livre Généalogique (« Herd Book ») est ouvert en 1885.
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Le premier conflit mondial met un terme à son activité.
Une nouvelle Société des Eleveurs est créée en 1919. Issue des anciennes sociétés d’élevage de Quimper, Quimperlé, Lorient, Vannes, … c’est un syndicat d’élevage qui a pour but « l’amélioration, la propagation et la défense de la dite race ». On observe alors une reprise dans l’entre deux guerres et jusqu’aux années cinquante.
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Puis la modernisation de l’Agriculture, avec la concurrence de races telles que la Normande puis la Frisonne, entraîne son déclin, qui se précipite à partir de 1960. La Société des Eleveurs ne fonctionne plus à partir de 1972. 
A un colloque de la Société d’Ethnozootechnie, en 1974 à Paris, plusieurs participants s’interrogent sur les conséquences, en termes de réduction de la variabilité génétique, de la disparition prévue à court terme de plusieurs races animales domestiques.
Pierre QUEMERE, jeune professeur de zootechnie à l’Institut Supérieur d’Agriculture de Beauvais (ISAB), et fils d’éleveur de vaches Bretonnes Pie Noir , « tire alors la sonnette d’alarme ».
Il lance tout d’abord une enquête de terrain, sorte d’état des lieux, avec une équipe d’étudiants de l’ISAB : 10 000 km sont parcourus, 230 éleveurs de vaches BPN questionnés, d’innombrables inséminateurs et responsables agricoles rencontrés.
Un constat s’impose : la race bretonne pie noir se meurt ; son extinction est annoncée vers 1980.
Pierre QUEMERE conçoit alors un plan de sauvegarde, en s’entourant des collaborations notamment de Jean-Jacques COLLEAU de l’INRA, et Tomasz KRYCHOWSKI de l’Union Nationale des Livres Généalogiques.
La Société des Eleveurs est réactivée en 1975 et adopte le plan de sauvegarde l’année suivante. 46 éleveurs acceptent de signer un « contrat de sauvegarde » dans lequel ils s’engagent à garder et renouveler leurs vaches BPN (277 au total), moyennant quelques aides financières spécifiques.
Le système s’appuie sur un plan d’accouplement raisonné, afin de minimiser l’accroissement de la consanguinité. (voir technique).
Ainsi s’est mis en place le premier programme de sauvegarde d’une race bovine en France.
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La Société des Eleveurs aujourd’hui :
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C’est la structure officiellement reconnue pour la mise en œuvre du programme.
A ce titre elle bénéficie de soutiens :
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- Financiers : Ministère de l’Agriculture, Région Bretagne, Conseils Généraux des
4 départements bretons et de la Loire-Atlantique ;
- Scientifiques : ISAB pour l’encadrement et l’évaluation du programme ; INRA pour le suivi génétique de la race (tenue fichier racial, plannings d’accouplement, bilan génétique,…) ;
- Techniques : les centres d’insémination artificielle du Finistère (Plounévezel – URCEO) et du Morbihan (CAMIA de Locminé) intervenant pour la collecte des taureaux d’IA et le stockage des semences ;
- Administratifs et logistiques : de la part du Parc Naturel Régional d'Armorique dont un technicien à temps partiel (Jean SERGENT) assure, depuis 1990, le suivi administratif et l’animation technique du programme. De plus, le Parc prend à sa charge au Domaine de Menez Meur situé sur la commune de Hanvec (Finistère), l’élevage des taureaux bretons destinés à l’insémination artificielle pour les besoins du programme.
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La Société des Eleveurs a la mission technique de gestion du plan de sauvegarde( voir technique). Elle est chargée aussi de verser les aides aux éleveurs. Enfin elle s’occupe de la promotion et de la communication autour de la vache bretonne pie-noir au niveau régional et national : Salon de l’Agriculture et manifestations diverses (voir actualités).
Elle est gérée par un Conseil d’Administration de 14 membres :
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Président : Jacques COCHY – 44480 – Donges - professionnel laitier - lien vers page éleveur vente directe
Vice-président : Jean-Claude EBREL – 29710 – Peumerit – professionnel laitier - lien vers page éleveur vente directe
Secrétaire : Jean-Claude JOSEPH – Kervrennig – 29190 – Gouezec – particulier amateur
Trésorier : Jacques MALET – 56250 – Monterblanc – particulier amateur
Autres membres :
Jean BOUCHER – responsable de la ferme municipale de Douarnenez (29100)
Cédric BRIAND – 44630 – Le Dresny - professionnel laitier - lien vers page éleveur vente directe
Loïc CARET – 29470 – Plougastel-Daoulas - professionnel système allaitant - lien vers page éleveur vente directe
Hervé TREMOUREUX – La Tertraie – 56120 – Lanouée – professionnel - lien vers page éleveur vente directe
Yann LAIGO – 56400 – Brec’h - professionnel laitier
Pierrick LE HEN – Kerdro – 56550 – Locoal-Mendon – particulier amateur
Jean MARTIN – 22210 – Plemet – professionnel laitier
Carole PERHERIN – 29770 – Cleden Cap Sizun - professionnelle laitier - lien vers page éleveur vente directe
David STASKEWITSCH – 56400 – Plougoumelen - particulier amateur
Vincent THEBAULT – 56140 – St-Congard - professionnel laitier - lien vers page éleveur vente directe
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Des éleveurs très différents … |
La Société des Eleveurs rassemble aujourd’hui environ 340 éleveurs situés principalement sur l’Ouest et le grand Ouest. Toutefois, depuis ces dix dernières années, la race connaît une demande en provenance de divers coins de l’hexagone.
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Les professionnels constituent le noyau actif de la société des éleveurs.
Les producteurs laitiers pratiquent la transformation fermière et vendent en direct.
Les « allaitants » écoulent également, pour la plupart, leur viande directement auprès de clients particuliers.
Certains professionnels enfin ont des effectifs BPN minoritaires dans leur cheptel bovin.
Les particuliers amateurs sont de plus en plus nombreux à posséder une ou deux Bretonnes Pie Noir, souvent pour l’entretien d’un grand terrain, et aussi pour l’agrément. L’auto-consommation familiale est un autre intérêt pour la plupart de ces éleveurs : lait et produits laitiers, viande de veau et de bœuf.
Les collectivités représentent une autre catégorie, en développement significatif.
Les collectivités publiques ont le plus souvent comme motivation l’entretien de vastes espaces anciennement agricoles ou de zones sensibles, dont elles ont la gestion : communes, conseils généraux, Conservatoire du Littoral etc. Le choix de la vache bretonne répondant à la fois à des impératifs de simplicité d’élevage, et à un fort désir de s’inscrire dans la conservation du patrimoine régional.
Quelques établissements privés, collectivités ou entreprises individuelles (Centres d’Aide par le Travail, écomusées, parcs animaliers, associations environnementales, etc) possèdent aussi des BPN, à des fins patrimoniales, pédagogiques, ou d’animations.
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vente et achat d’animaux
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