|
|
|
Du déclin au lancement du plan de sauvegarde
|
La Société des Eleveurs aujourd’hui :
|
Dans le cadre de la nouvelle loi d’Orientation Agricole de 2006, La Société des Eleveurs s’est transformée en une Union Bretonne Pie Noir (UBPN)
L’UBPN est officiellement reconnue comme Organisme de sélection de la race Bretonne Pie Noir.
L’UBPN a pour mission de gérer le plan de sauvegarde, animer le réseau des éleveurs, gérer les aides, assurer la communication nécessaire à la promotion de la race, de ses systèmes d’élevage et de ses produits
|
L’UBPN est gérée par un Conseil d’administration établi en 3 collèges :
Collège éleveurs : 7 titulaires – 7 suppléants
Collège CIA (centre d’insémination artificielle) : 1 membre
Collège scientifique : 3 membres (Pierre Quéméré ISAB – EDE Bretagne – Institut Elevage – INRA)
|
Le bureau UBPN est composé de :
- Président : Cédric BRIAND Ferme des 7 chemins – le bas Gué – 44630 le Dresny
Tél : 06 63 99 72 94
- Vice-Président 22 : Michèle BAGOT-PRIGENT – Kerlan – 22540 Pommerit Jaudy
Tél : 06 60 76 87 01
- Vice-Président 35 : Sébastien SOLVES – Perluc – 35360 Landujan
Tél : 06 11 74 93 10
- Vice-Président 56 : Vincent THEBAUD – la haute Folie – 56140 Saint Congard
Tél : 02 97 43 56 79
- Vice-Président29 : Jean-Claude JOSEPH – Kervrennig – 29190 Gouézec
Tél : 06 84 75 09 46
- Secrétaire : Pierre QUEMERE
- Trésorier : Jacques COCHY
- Autres membres : Jean BOUCHER (29) – Loïc CARET (29) - Jean-Pierre GOUPIL (35) - Pierrick LEHEN (56) – Jean MARTIN (22) – carole PERHERIN (29) - Hervé TREMOUREUX (56)
|
Le Président et les vice-présidents sont vos contacts territoriaux |
L’UBPN est soutenue financièrement par la Région Bretagne, les 4 départements bretons et la Loire-Atlantique.
L’UBPN bénéficie de l’appui administratif et logistique du PNR Armorique par l’intermédiaire de la mise à disposition d’un technicien et d’une secrétaire à temps partiel.
- Une forte adhésion à l’UBP
L’UBPN rassemble aujourd’hui environ 340 éleveurs situés principalement sur l’Ouest et le grand Ouest. Toutefois, depuis ces dix dernières années, la race connaît une demande en provenance de divers coins de l’hexagone.
|
Des éleveurs aujourd’hui très différents … |
vente et achat d’animaux
|
En réaction aux croisements désordonnés (voir historique), une Société des Eleveurs est créée à Vannes en 1884 . Elle établit un standard de race dans lequel la livrée Pie Noir est considérée comme caractéristique de la race « afin de l’éloigner des croisements qui menacent le bétail breton ».
La race prend alors le nom de Bretonne Pie Noir.
Un Livre Généalogique (« Herd Book ») est ouvert en 1885.
|
Le premier conflit mondial met un terme à son activité.
Une nouvelle Société des Eleveurs est créée en 1919. Issue des anciennes sociétés d’élevage de Quimper, Quimperlé, Lorient, Vannes, … c’est un syndicat d’élevage qui a pour but « l’amélioration, la propagation et la défense de la dite race ». On observe alors une reprise dans l’entre deux guerres et jusqu’aux années cinquante.
|
Puis la modernisation de l’Agriculture, avec la concurrence de races telles que la Normande puis la Frisonne, entraîne son déclin, qui se précipite à partir de 1960. La Société des Eleveurs ne fonctionne plus à partir de 1972. 
A un colloque de la Société d’Ethnozootechnie, en 1974 à Paris, plusieurs participants s’interrogent sur les conséquences, en termes de réduction de la variabilité génétique, de la disparition prévue à court terme de plusieurs races animales domestiques.
Pierre QUEMERE, jeune professeur de zootechnie à l’Institut Supérieur d’Agriculture de Beauvais (ISAB), et fils d’éleveur de vaches Bretonnes Pie Noir , « tire alors la sonnette d’alarme ».
Il lance tout d’abord une enquête de terrain, sorte d’état des lieux, avec une équipe d’étudiants de l’ISAB : 10 000 km sont parcourus, 230 éleveurs de vaches BPN questionnés, d’innombrables inséminateurs et responsables agricoles rencontrés.
Un constat s’impose : la race bretonne pie noir se meurt ; son extinction est annoncée vers 1980.
Pierre QUEMERE conçoit alors un plan de sauvegarde, en s’entourant des collaborations notamment de Jean-Jacques COLLEAU de l’INRA, et Tomasz KRYCHOWSKI de l’Union Nationale des Livres Généalogiques.
La Société des Eleveurs est réactivée en 1975 et adopte le plan de sauvegarde l’année suivante. 46 éleveurs acceptent de signer un « contrat de sauvegarde » dans lequel ils s’engagent à garder et renouveler leurs vaches BPN (277 au total), moyennant quelques aides financières spécifiques.
Le système s’appuie sur un plan d’accouplement raisonné, afin de minimiser l’accroissement de la consanguinité. (voir technique).
Ainsi s’est mis en place le premier programme de sauvegarde d’une race bovine en France
|
|
|
|
La Société rassemble aujourd’hui environ 340 éleveurs situés principalement sur l’Ouest et le grand Ouest. Toutefois, depuis ces dix dernières années, la race connaît une demande en provenance de divers coins de l’hexagone.
|
Les professionnels constituent le noyau actif de la société des éleveurs.
Les producteurs laitiers pratiquent la transformation fermière et vendent en direct.
Les « allaitants » écoulent également, pour la plupart, leur viande directement auprès de clients particuliers.
Certains professionnels enfin ont des effectifs BPN minoritaires dans leur cheptel bovin.
Les particuliers amateurs sont de plus en plus nombreux à posséder une ou deux Bretonnes Pie Noir, souvent pour l’entretien d’un grand terrain, et aussi pour l’agrément. L’auto-consommation familiale est un autre intérêt pour la plupart de ces éleveurs : lait et produits laitiers, viande de veau et de bœuf.
Les collectivités représentent une autre catégorie, en développement significatif.
Les collectivités publiques ont le plus souvent comme motivation l’entretien de vastes espaces anciennement agricoles ou de zones sensibles, dont elles ont la gestion : communes, conseils généraux, Conservatoire du Littoral etc. Le choix de la vache bretonne répondant à la fois à des impératifs de simplicité d’élevage, et à un fort désir de s’inscrire dans la conservation du patrimoine régional.
Quelques établissements privés, collectivités ou entreprises individuelles (Centres d’Aide par le Travail, écomusées, parcs animaliers, associations environnementales, etc) possèdent aussi des BPN, à des fins patrimoniales, pédagogiques, ou d’animations.
|
| |
|
|
|
|
|
|