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Source bibliographique : P.QUEMERE et al. 1976. UNLG, 63 p.
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Ses origines lointaines, selon certains auteurs, l’apparenteraient aux races anglaises du Kerry,
du Devon, d’Ayr, de Jersey et de Guernesey.
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Les origines lointaines de la race BPN sont en fait inconnues. Tous les auteurs du siècle dernier s’accordent pour la qualifier d’autochtone. « Elle a été créée par le sol et pour le sol où elle vit » (Borie, 1863). « Elle est la race bovine française qui a le mieux conservé ses caractères originels » (Magne, 1857).
Des travaux plus récents rappellent plutôt une parenté avec le groupe des races de l’est (Vosgienne, Tarine, Montbéliarde…). Cette proximité serait conforme à des travaux confirmant que l’introduction de bovins à courtes cornes s’est faite par le sud-est en provenance d’Asie mineure et de Mésopotamie (Grosclaude, 1990).
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Peu à peu la population bovine bretonne originelle se différencie… |
Au siècle dernier, divers auteurs se querellent sur le fait de savoir si la population bretonne est constituée d’une seule ou de plusieurs races distinctes.
Quoi qu’il en soit, ils s’accordent sur l’hétérogénéité de couleur, de format et d’aptitudes.
La plupart d’entre eux, sous des vocables divers, reconnaissent au moins deux types :
- la « Morbihannaise », ou « race de Cornouailles », ou « race bretonne pie de la lande » : la robe est communément pie-noir ;
- la « Léonarde », ou « Léonaise », ou « Bretonne du Nord-Finistère et des Côtes-du-Nord ». La taille, les formes, et la robe semblent avoir été toujours plus variables que dans le rameau précédent, même antérieurement au croisement avec la race Durham. La robe est pie-rouge ou rouge ou froment.
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Certains ajoutent un 3 ème type : « Froment du Léon » ou « Froment de Tréguier ».
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… sous l’influence du croisement et du métissage qui ont un impact très différent selon les régions
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Les premières tentatives sérieuses d’amélioration de la productivité bovine en Bretagne semblent remonter au XVIIIème siècle. On reproche à la race bretonne sa trop petite taille et déjà des Sociétés d’Agriculture recommandent une amélioration de l’alimentation et la pratique des croisements.
Les premiers Durham apparaissent en France vers 1830, en Bretagne vers 1840.
Mais ce ne sont pas les seuls croisements pratiqués. Au début du XXème siècle, de Lapparent déclare que la population bovine du nord de la Bretagne est un amalgame désordonné de races diverses (mancelle, normande, ayr, durham, jersiaise) greffées sur la souche bretonne.
De vives critiques s’élèvent. Bellamy : « Après un si grand nombre d’essais qui ont tous abouti à l’abâtardissement et à la dégénérescence de la race bretonne, persisteront-ils dans leur fausse entreprise ?
Les croisements diminuent au début du XXème siècle.
On estime que l’impact des croisements a été négligeable dans le Morbihan et le Sud-Finistère. En revanche, les croisements avec la race Durham ont puissamment contribué à la constitution de la race « Armoricaine » dans le Nord-Finistère et les Côtes-du-Nord.
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… sous l’influence des concours et des foires
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L’administration de Napoléon III, soucieuse de stimuler l’élevage en France, crée à partir de 1852 de nombreux concours, qui ont un impact important sur la population paysanne.
En Bretagne, la « bretonne » y est toujours la race la mieux représentée .
Depuis la création du herd-book en 1886, la « bretonne » est devenue « pie-noir » exclusivement. Une autre section est ouverte pour les animaux « pie-rouge » ou « froment ».
C’est incontestablement « la belle époque » pour la race, considérée alors comme l’une des grandes races françaises. L’effectif dépasse 500 000 têtes. 60 BPN sont exposées au Concours Général Agricole de Paris en 1886. De 1850 à 1914, tous les ans, 15 000 à 20 000 têtes sont « exportées » hors de Bretagne ; ce mouvement s’accentue entre les deux guerres, pour atteindre 25 000 à 30 000 têtes en 1924.
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… pour donner naissance à 3 races bien différenciées au début du XXème siècle
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- La race bretonne pie-noir. La livrée pie-noir va se généraliser dans le Sud-Finistère et le Morbihan en éliminant les pie-rouge et les gris étourneau, sous l’influence conjuguée des Sociétés d’Agriculture qui organisent les concours, des éleveurs qui se détournent des produits de croisement plus exigeants et très hétérogènes, ainsi que des marchands, notamment étrangers. La robe pie-noir et le format réduit deviennent les caractères distinctifs essentiels, la « marque de fabrique » de la race.
- La race Armoricaine
- La race Froment du Léon
La race Bretonne Pie-Noir constitue le rameau le plus proche de la population bovine bretonne originelle. L’impact des croisements du XIXème siècle peut en effet y être considéré comme nul. |
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