Site officiel de la Société des Eleveurs de la race bovine Bretonne Pie Noire

accueil > Présentation

 Présentation
....................






 

 

 

 

 
Source bibliographique : P. QUEMERE et al., 1999. Rencontre Recherche Ruminant, INRA – ITE. p.

La race Bretonne Pie Noir a bénéficié en 1976 du premier programme français de sauvegarde d’une race bovine en péril. On ne comptait plus à cette époque que 46 éleveurs et 311 animaux ; 30 ans plus tard, en 2006, on prévoit plus de 340 éleveurs et de 1300 animaux.
Des systèmes nouveaux de production sont apparus, notamment le système laitier avec transformation fermière et vente directe, et le système allaitant. De plus, des nouvelles catégories d’éleveurs non professionnels détiennent maintenant une part importante du cheptel total : des collectivités pour l’entretien du paysage ou des espaces pédagogiques, et des particuliers amateurs pour l’agrément et l’auto-consommation.
L’objectif initial de sauvegarde étant atteint, on parle plutôt de plan de relance depuis quelques années, compte-tenu des installations de nouveaux éleveurs. Cependant des incertitudes et des freins restent à lever pour transformer un plan de sauvegarde en un plan de relance, dans le cadre d’une agriculture « de niche » et dans une perspective de diversification du métier d’agriculteur.
Le moment est venu de donner une nouvelle impulsion à cette demande de relance, basée sur : un noyau d’éleveurs motivés ; une croissance régulière des effectifs ; un système de production original répondant à la demande sociétale, économiquement rentable et donc crédible pour des candidats à l’installation ; un environnement professionnel et politique favorable.

 

Un noyau d’éleveurs motivés.

Majoritairement, ils ne sont pas issus du milieu agricole. Leur installation est récente et ils sont relativement jeunes. Ils participent activement aux actions de promotion (festival de l’élevage, comices, salon de l’agriculture…), et ils entendent bien contribuer au développement de la BPN et de ses systèmes de production.

Des systèmes de production spécifiques, caractérisés par :

  • des petites structures : entre 12 et 45 ha, 25 ha en moyenne ;
  • des petits cheptels : 12 vaches laitières en moyenne ;
  • des petits quotas : 20 000 l par UTH (unité de main d’œuvre) ;
  • l’extensivité : moins d’1 UGB (unité de gros bétail) / ha en moyenne ;
  • une nourriture essentiellement à base d’herbe et de foin ;
  • la transformation fermière de produits diversifiés à forte valeur ajoutée. Le litre de lait est valorisé jusqu’à 2 € (contre moins de 0,3 € quand il est vendu non transformé à des laiteries).
  • la vente directe sur des circuits courts et variés : marchés ; vente à la ferme, à des petites et moyennes surfaces ; tournées auprès de particuliers, restaurateurs etc ;
  • une grande autonomie de fonctionnement : peu d’intrants donc peu de charges opérationnelles, et peu de sensibilité aux variations de prix ;
    une grande autonomie financière grâce à la vente directe : peu de sensibilité aux variations des cours; le respect de l’environnement. Tous les éleveurs manifestent dans leur pratique un réel souci de préservation des ressources naturelles. La moitié d’entre eux ont reçu la certification « agriculture biologique » ;

Grosso modo, ces éleveurs consacrent un tiers de leur temps aux travaux de la ferme, un tiers à la transformation, et un tiers à la commercialisation. Il s’agit donc bien d’un métier particulier qui réclame une triple palette de compétences.

Des systèmes économiquement rentables et donc crédibles

3 approches économiques justifient les systèmes mis en œuvre :

  • un coût alimentaire réduit : 7 centimes/litre de lait contre 11 dans les autres élevages laitiers bretons ;
  • une excellente rentabilité : tous les élevages ont un ratio EBE/PB supérieur à 40%, ce qui est considéré comme un objectif par les Centres d’Economie Rurale ;
  • un revenu satisfaisant : 25 000 € par an d’EBE moyen dégagés par beaucoup d’éleveurs installés depuis plus de 5 ans

Il est donc clairement établi qu’un jeune agriculteur souhaitant s’installer dans ce type de production dispose d’un système économiquement viable.

Un environnement professionnel et politique favorable, sous certaines conditions

Les organisations professionnelles agricoles se sont montrées ouvertes au projet. Leurs responsables sont demandeurs de références techniques et économiques, afin de mieux guider les candidats à l’installation. Ils se disent prêts, comme pour tout autre groupe d’éleveurs organisés, à mettre à disposition leur compétence en matière d’appui technique, de formation (pour la transformation par exemple), de soutien logistique (organisation de manifestations…) et de communication. Mais ils souhaitent fortement que ces demandes soient collectivement exprimées et que les éleveurs soient organisés et fédérés autour d’un projet commun de développement.

Les positions du Conseil Régional et des Conseils Généraux sont comparables.
A leurs yeux, les arguments mis en avant ( protection de l’environnement, maintien d’activités en zone rurale, sauvegarde du patrimoine culturel…) véhiculent une image positive pour la Bretagne. Ils sont disposés à faire bénéficier la Société des Eleveurs de leurs propres supports de communication.
Les lycées agricoles sont demandeurs d’informations et, éventuellement prêts à participer à la promotion.

Ces systèmes répondent à la demande sociétale (traçabilité, authenticité, contacts directs producteurs-consommateurs, restauration du lien social..), respectent l’environnement (pollution 0), sont économiquement viables avec peu de quotas, beaucoup de main d’œuvre, une forte valeur ajoutée, et participent au maintien du patrimoine régional breton.


 

 

 

 

 

 

 

 



un particulier aimant les bons produits naturels - un particulier possédant un hectare de terrain ou plus - une collectivité publique ou privée - un futur éleveur

Société des Eleveurs de la race bovine Bretonne Pie Noir - 5, allée de Sully - 29000 QUIMPER - Photos : Philippe Deschamps

w